archives...

                         Pour en savoir plus sur le mouvement coopératif ...

- Exemple de statuts types : 
- statuts d'une SCCC ( Société Coopérative Civile de Consommation )
- statuts d'une "Société coopérative de consommation à forme anonyme vendant au public" 
(sociétaires et clients non sociétaires - coopérative dite ouverte) : http://www.societalism.org/tiki/tiki-index.php?page=Statuts+coop+fr
- Ouvaton, l'hébergement web coopératif ;-)

PETITE HISTOIRE DES COOPERATIVES

  « Au lieu de réprimer les passions, modelons sur elles l’organisme social »

Charles Fourier.

 Vous avez dit « coopération » ?

  L’association coopérative n’est pas un groupement instinctif, mais une forme déjà structurée de la vie en société. On peut imaginer à juste titre que les premières manifestations coopératives ont été  spontanées : l’entraide … On peut néanmoins trouver des exemples de " Préhistoire coopérative " :

 L’aménagement du fermage collectif dans la Babylonie, les confréries d’assistance et de sépulture de l’antiquité romaine auraient eu d’un certain point de vue quelque parenté avec les institutions coopératives. On peut aussi  évoquer les équipes de compagnons du bâtiment qui parcouraient l’Europe au temps des cathédrales, les « artels » de pêcheurs, de chasseurs et d’artisans de l’ancienne Russie…

Plus près de nous :

C’est dans le milieu rural qu’apparaissent en France les premières activités coopératives. Les célèbres fruitières du Jura sont de véritables coopératives de collecte et de transformation de produits laitiers. On connaît moins l’histoire d’une communauté pour la production et la vente des fourches de bois de micocoulier, créée en 1661 à Sauve ( actuel département du Gard ) et qui prospéra jusqu’à la loi Le Chapelier ( 14/06/1791, loi interdisant "les coalitions ouvrières" ). Cette institution recueillait et commercialisait la production de ses membres, elle jouait aussi surtout le rôle d’une véritable assurance dont les membres se garantissaient mutuellement leur récolte. Des paysans qui n’avaient pour la plupart jamais quitté leur village avaient élaboré cette institution.

Dans l’ancienne France, l’exemple de Sauve n’est pas unique, mais le mot même de coopération, et le mouvement coopératif naissent en fait au XIXème siècle en même temps que le machinisme.

En 1834, quatre ouvriers parisiens fondent la première coopérative de production, l’Association chrétienne des bijoutiers en doré, dont sont issues toutes les coopératives de production industrielle. 

* Il y a eu une expérience très intéressante de coopérative de consommation, de 1835 à 1838 à Lyon, avant le mouvement de Rochdale en Angleterre.
Voir le livre (60p., 4€) de Denis Bayon: "Le commerce véridique et social de Michel-Marie Derion", aux éditions Atelier de création libertaire.
( * Merci à Olivier de de Ingalañ, association bretonne de promotion d'un commerce équitable local et international (www.ingalan.org) pour l'info !)

En 1844, à Rochdale, faubourg de Manchester, 28 ouvriers tisserands créent la « Société des équitables pionniers de Rochdale », la première coopérative de consommation, mère du mouvement coopératif de consommation mondial.

En 1864, à Heddensdorf, en Rhénanie, le bourgmestre Raiffeisen crée, pour libérer les paysans de l’usure, la première coopérative de crédit mutuel.

En 1882, à Hjelling, des paysans danois, contraints de renoncer à la culture des céréales à cause de la concurrence des blés américains, fondent une coopérative laitière, dont découlent en grande partie les coopératives agricoles modernes.

Ces quatre créations ont des parentés certaines : elles se présentent comme la réaction collective de catégories sociales défavorisées. Cette réaction s’organise en prenant comme support une entreprise commune dont tous les participants ont des droits égaux.

Mais un autre point commun essentiel est que ces quatre coopératives archétypales prévoient un budget pour l’instruction de leurs membres : ils ont déjà compris le rôle essentiel de la connaissance dans la vie économique.

Lorsqu’en 1967, l’Alliance Coopérative Internationale procèdera à une mise à jour des principes coopératifs, les commissions d’études chargées de ce travail concluront que c’est dans un retour vers ses sources populaires spontanées plus que dans un économisme néo-capitaliste que le mouvement coopératif doit chercher son adaptation au XXème siècle finissant.

  La coopération est une forme récente d’action systématique et généralisée. De telles entreprises sont nées des abus du capitalisme, dans la première moitié du XIXème siècle, époque de grande misère ouvrière, sous l’influence du socialisme associationniste, et quelque fois d’un christianisme ouvert aux dures réalités sociales. Fille de la nécessité, la coopération  s’est forgée avec les abus du capitalisme, et s’est renforcée de ses tares.

Les théoriciens :

Si l’initiative populaire est à l’origine de la coopération, il y a toujours eu collaboration entre le vécu très dur de ceux qui trimaient et les pensées de ceux qui avaient accès à l’instruction et qui eurent le cœur de se pencher sur la condition ouvrière. Les travailleurs qui se rassemblaient dans les premières associations ouvrières avaient connaissance des théories plus ou moins utopistes des penseurs liés à la révolution industrielle.

Robert Owen en Angleterre, Buchez, Leroux, Considérant en France furent accusés d’utopie par les partisans du système en place.

Comme école de pensée, la coopération est révolutionnaire puisque c’est révolutionnaire que d’appeler les consommateurs, les producteurs, les usagers ou les prestataires de services à s’unir sur une base égalitaire pour s’auto gérer sans patron ou Etat interposés.

Comme instrument d’action au contraire, la coopérative est réformiste car son intervention s’inscrit nécessairement dans le cadre de la législation positive et du système économique dominant.

Faite de rébellion permanente contre les habitudes acquises et de soumission scrupuleuse  aux données de l’expérience, la pensée coopérative est gênante pour les idéologies dominatrices. D’où l’explication du peu d’intérêt que suscita l’œuvre de Charles Fourier.

Visionnaire, Fourier écrivait : « on devrait, pour premier problème d’économie politique, s’intéresser à transformer tous les salariés en propriétaires co-intéressés »

Un homme qui condamnait à la fois « la fausse industrie morcelée et répugnante » et le « commerce mensonger des intermédiaires parasites » ne pouvait pas plus être compris à droite qu’à gauche quand il dénonçait « le dogme pitoyable de la communauté des biens » et disait «  ce sont des monstruosités à faire hausser les épaules que de prêcher au XIXème siècle l’abolition de la propriété et de l’hérédité ».

Qui, romantique ou classique, pouvait comprendre, en 1830, l’homme qui écrivait : « au lieu de réprimer les passions, modelons sur elles l’organisme social ».

Pour Fourier, l’évidence de la raison s’effrite si elle ne laisse la sensibilité s’épanouir. Pour faire « s’écrouler un monde inhumain », il s’agit donc de manier à bon escient et d’une manière très rationnelle, la baguette enchantée de l’attraction passionnelle.

Sur cette attraction est fondé le phalanstère dont l’effectif ( 1620 personnes ) correspond à l’ensemble des caractères féminins et masculins. Dans cette collectivité où chacun peut trouver une activité conforme à ses goûts, s’efface l’opposition travail/loisir : tout est fête, et d’une manière d’autant plus assurée que la « papillonne » est là pour corriger ce qu’une activité exclusivement consacrée à la passion dominante pourrait avoir de monotone.

… En économie même, Fourier se garde de gaspiller ses atouts en prenant à contrepied les mobiles qui peuvent stimuler une activité utile à la communauté. Ainsi la répartition des profits de son association en 3 parts égales et proportionnelles au travail (5/12èmes), au capital (4/12èmes), au talent ( 3/12èmes), n’est-elle pas une concession aux habitudes mais une adroite tentative pour faire jouer toutes les passions, même l’avarice, dans le sens de l’intérêt commun.

Toute sa vie Fourier avait attendu en vain ponctuellement, chaque jour, le commanditaire qui lui permettrait de réaliser son projet. De son vivant, il ne reçut que mépris ou indifférence. Après sa mort, son œuvre tomba dans l’oubli.

Pourtant, en 1900, Jean Jaurès écrivait à propos de Fourier « lui seul avait eu la force de concevoir un ordre nouveau ». Les surréalistes placèrent Fourier au nombre de leurs précurseurs. André Breton décrit Fourier « debout parmi les grands visionnaires ».

En fait, la coopération ouvrière de production emprunte beaucoup à Fourier et lui doit sa devise « Travail-capital-talent ».

C’est un tribun, Louis Blanc, ( « L’organisation du travail », 1840 ), qui situe les positions respectives de l’Etat et de «  l’Atelier social ». Il écrit : « Ce qui manque aux prolétaires pour s’affranchir, ce sont les instruments de travail : la fonction du Gouvernement est de les leur fournir. Si nous avions à définir l’Etat dans notre conception, nous dirons : l’Etat est le banquier des pauvres. »

Un cordonnier, Efrahem, dans sa brochure « De l’association des ouvriers de tous les corps d’état » ( 1833), construit la théorie des rapports du syndicalisme ouvrier et du mouvement coopératif.

De ces idées, Anthime Corbon, un typographe, animateur du journal « L’Atelier », fait la synthèse de l’homme d’action et du penseur : « l’association, c’est exactement dans l’ordre économique, la révolution opérée dans l’ordre politique, c’est la substitution au sein de l’atelier, de l’état démocratique à l’état despotique ». ( L’Atelier, 28 décembre 1849 ).

Ces hommes ont une pensée commune. Ils voient les capitaux se grouper en sociétés pour dominer le monde. Ils invitent les travailleurs à s’associer en utilisant la même technique juridique et à créer leurs propres entreprises. Pour essayer d’orienter le cours de l’histoire dans le sens de leurs intérêts.

  Charles Gide se situe exactement à l’opposé de Fourier dans l’histoire de la pensée coopérative française. Il eut droit, de son vivant, à toutes les consécrations officielles, mais grâce à sa passion de militant coopérateur, sa renommée déborda  largement de l’université traditionnelle dont il fut l’un des produits accomplis. Son autorité morale fut immense dans les couches les plus larges du mouvement coopératif. Les coopérateurs d’aujourd’hui, ceux de consommation notamment, lui conservent un crédit considérable.

Par contre, il est peu prisé des économistes modernes, peut-être à cause de son souci à vouloir simplifier les faits pour aider l’homme à les dominer ?

Les législateurs :

En France, l’attitude du législateur vis-à-vis de la coopération a été très changeante. La loi a tour à tour réprimé, constaté, encouragé ou limité le fait coopératif, et cela sans beaucoup de suite ni de cohérence.

C’est vers 1840 que le lyonnais Michel Derrion est condamné pénalement pour avoir fondé le « Commerce Véridique et Social », mais c’est en 1848 que Louis Blanc impose au Gouvernement Provisoire toute une série de mesures favorables aux « associations ouvrières ». La réaction ne se fait pas attendre et les associations commencent, en juin 1848 à être inquiétées puis franchement dispersées après le coup d’Etat du 2 décembre. Quelques unes survivent, au prix de dures concessions jusqu’à l’Empire. Napoléon III revenant alors aux rêves de sa jeunesse, demande à ses juristes de rédiger une loi pour les associations ouvrières, mais se heurte à leur résistance. Un compromis est trouvé avec la loi de 1867 sur les sociétés qui comporte un chapitre dit « des Sociétés à Personnel et Capital Variables » : tant bien que mal, elle fournira pendant un siècle l’armature juridique  de la plupart des coopératives. Le mouvement coopératif et mutualiste progresse timidement pendant quelques années.

Le 16 Avril 1871, la Commune de Paris promulgue un décret organisant la reprise par les travailleurs groupés en coopératives des entreprises abandonnées par leurs propriétaires.

La République naissante organise contre les coopérateurs une répression mieux conduite et plus soutenue que celle du Second Empire. Quelques groupement coopératifs parviennent à subsister quasi clandestinement. Mais quand la République devient républicaine, cela donne la loi sur les syndicats de 1884. En 1901, Waldeck Rousseau fait voter la loi sur les associations. A partir de cette date, la IIIème République considère le mouvement coopératif avec des alternances de sympathie ou d’indifférence, suivant les groupes qui se succèdent au pouvoir, mais ne lui est plus systématiquement hostile.

Entre 1901 et 1939 s’élaborent successivement les statuts particuliers de diverses formes de coopération dont certains sont encore en vigueur. En 1947, Paul Ramadier fait voter une loi portant Statut Général de la Coopération  mais par la suite les Pouvoirs Publics, plus sensibles que par le passé à la pression politique des organisations de commerçants et d’entrepreneurs, prennent leurs distances vis-à-vis du mouvement coopératif. Trois  exceptions cependant :

1)      Le statut de la Coopération agricole, édicté par une ordonnance de 1967 a soulevé une vigoureuse contestation parmi les intéressés. La  loi   ( n°72516 du 27 Juin 1972 ), fruit d’une collaboration rare entre deux assemblées, le Gouvernement, les groupes parlementaires et les organisations professionnelles, paraît répondre pour l’essentiel aux espérances des coopératives agricoles….

2)      L’ordonnance de 1967  sur l’intéressement des travailleurs à la marche et aux résultats des entreprises, prévoit dans son article 9, un décret spécial d’application aux coopératives ouvrières. Le décret subséquent du 1er Février 1969 répond, pour l’essentiel, aux besoins des coopératives ouvrières de production.

3)      Enfin, en 1970, est adoptée une nouvelle loi sur la Coopération d’habitation qui, quelles qu’aient été les intentions de ses rédacteurs, recèle pour l’habitat coopératif des menaces incontestables.

Dans les années 70, on attendait toujours la refonte de la loi portant Statut Général de la Coopération…

  L’héritage commun :

  Il y a une parenté  entre des activités aussi différentes que celles de la grande coopérative de consommation régionale ou d’une petite équipe d’ébénistes coopérateurs :

a)      Libre adhésion : nul n’est tenu pour quelque raison que ce soit d’entrer dans une coopérative ; chacun est libre d’en sortir. C’est le principe de la porte ouverte.

b)      Contrôle démocratique : l’Assemblée Générale de tous les coopérateurs votant sur la base de « un homme, une voix », quel que soit le capital détenu dans la coopérative, élit et révoque les dirigeants, sanctionne la gestion, et prend en dernier resort les décisions les plus importantes.

c)      Distribution des excédents au prorata des opérations : si la finalité sociale de la coopération est très complexe, sa finalité économique est simple. Il s’agit d’assurer aux adhérents à un prix aussi voisin que possible du prix coûtant, le service rendu par la coopérative : qu’elle produise, distribue ou écoule.  Cependant, il faut s’assurer une marge de sécurité contre les aléas de l’entreprise et un autofinancement proportionnel aux investissements futurs. Les résultats connus, les dirigeants de la coopérative proposent l’affectation d’une partie des produits aux réserves et à la rémunération des capitaux engagés par les coopérateurs. Le reste est réparti entre les membres au prorata des opérations effectuées par eux avec la coopérative : achats, produits transformés ou écoulés, temps de travail effectué ou salaire perçu etc.

d)      Intérêt limité du capital : le capital investi dans la coopérative ne doit pas être mieux rémunéré que l’activité des coopérateurs. Le capital ne doit jamais être prépondérant : la coopérative se sert du capital, mais elle n'est pas à son service.

e)      L'indisponibilité des réserves : dans une coopérative, la masse des réserves et des plus-values forme un patrimoine collectif que les membres de la coopérative ne peuvent se répartir en aucun cas. On n'emporte pas avec soi, en se retirant, un morceau de la coopérative. L'instrument de travail créé par une génération doit être remis intact à la génération suivante.

Toute coopérative doit rspecter ces 5 règles ou cesser d'être coopérative !

Tout coopérateur doit les défendre ou renoncer à la coopération. La nature d'une coopérative est d'être à la fois une association et une entreprise.

La coopérative est une association, car elle rassemble des hommes, travailleurs, consommateurs,  ou usagers, qui ont décidé de s'unir sur une base égalitaire pour atteindre ensemble des objectifs moraux et sociaux, aussi bien qu'économiques. La coopérative est une entreprise dont les consommateurs ont fait le support de l'ensemble de leurs objectifs, et comme entreprise,  elle subit, comme ses concurrents la loi du marché, mais aussi toutes les règlementations qui régissent les entreprises du même secteur d'activité. Cette double nature est à la fois un atout mais aussi un écueil. Si elle laisse péricliter l'esprit militant, la coopérative perd sa raison d'être, si elle se moque des contraintes économiques, elle court à sa perte.

Une coopérative qui fonctionne bien est toujours sur le fil du rasoir !

  Les différentes sortes de  coopératives actuellement :

Les coopératives exercent leur action dans toutes les branches de l'activité humaine (article 1 de la loi du 10 septembre 1947 portant  "Statut Général de la Coopération"). Il y a des coopératives formées par des membres de professions libérales ( géomètres, experts comptables…), des coopératives de transporteurs routiers, des Groupements Agricoles d'Exploitation en Commun (GAEC), des coopératives scolaires etc. La coopérative doit être une stucture d'accueil toujours ouverte à des activités nouvelles.

On distingue :

les coopératives d'utilisateurs :

-les coopératives de consommateurs : elles constituent avec les coopératives ouvrières de production, la plus ancienne branche du Mouvement Coopératif.  Au cours des dernières années, les supermarchés et leur mode de distribution ont fait passer au second plan l'action sur les prix qui était traditionnellement l'apport principal de la Coopération de Consommation Mais de ce fait même se trouvent multipliés les aspects sociaux, éducatifs et militants de la Coopération de Consommation.

Voilà une forme de coopération qui pourrait par exemple donner aux gens l'occasion de s'impliquer, en agissant directement sur la nature des produits,  de prendre le contrôle d'un vaste secteur de la distribution, au lieu d'aller dans les hypermarchés où ils n'ont rien d'autre à faire qu'acheter bêtement…

- Les coopératives de logement :  elles sont le fait de familles qui se groupent  pour construire en commun leurs logements. Suivent qu'elles utilisent les crédits HLM, ou le financement du Crédit Foncier, elles obéïssent à des règlementations différentes. Mais leur vocation sociale reste toujours de faciliter l'accession des familles de revenus modestes à la propriété de leur logement. Leur activité, outre la construction, se prolonge par la gestion des immeubles construits. Dommage qu'il n'y en ait pas davantage !

- Les Organisations Coopératives de Loisirs : un peu le prolongement moderne des coopératives de consommation (nées en 1937, après les congés payés), ce sont des groupements de familles qui s'unissent pour développer au meilleur coût leurs activités de vacances, de loisirs et de culture.

- Les coopératives de travailleurs :

 - les Coopératives Ouvrières de Production ( on dit aussi "SCOP" ) : elles rassemblent des travailleurs pour "l'exercice en commun de leur profession". Il y a des SCOP en tous genres, créées par des techniciens, ou des professions indépendantes : bureaux d'études coopératifs, coopératives d'informaticiens, d'urbanistes, d'ébénistes, de comédiens etc etc.

- Les Coopératives de professions libérales : en général, elles sont constituées de médecins, d'avocats, d'experts-comptables…

Conclusion :

Ce n'est qu'un bref résumé. Ce qu'il faut retenir, c'est, comme on l'a déjà dit, que le concept de coopérative est encore et toujours révolutionnaire car même aujourd'hui c'est être révoltionnaire que d'appeler les consommateurs, les producteurs, les usagers ou les prestataires de services à s'unir sur une base égalitaire pour gérer leurs propres affaires sans patron ou Etat interposé. D'ailleurs ce dernier ne semble pas faire grand chose -et pour cause - pour promouvoir la Coopération, mais elle existe et elle est reconnue, grâce aux nombreuses personnes qui se sont battues pour cela.

Même s'il rêve "qu'un jour on rasera gratis", aucun coopérateur n'a le droit de le promettre. Sa tâche à lui, c'est de faire en sorte qu'aujourd'hui même on rase un peu mieux et un peu moins cher, tout en  s'arrangeant pour que le barbier vive un peu moins mal…

La réussite d'une coopérative est bien plus difficile que celle d'une entreprise capitaliste car elle doit non seulement, comme cette dernière,  être une réussite économique, mais aussi et surtout une réussite humaine. Elle requiert chez les hommes et les femmes qui la composent, et encore plus chez ceux  ou celles qui la dirigent, un haut niveau d'honnêté et d'idéalisme, un grand sens de la solidarité et de la responsabilité. C'est en général l'engagement d'une vie. La solution coopérative est le contraire d'une solution de facilité.

 

D'après un exposé présenté par Antoine  Antoni, secrétaire général de la Confédération Générale des SCOP, le 8 mai 1972 au Centre d'Etudes littéraires et scientifiques Appliquées : " La Coopération : tradition populaire, réalité économique, devenir de l'entreprise "

 

retour à la page d'accueil